Sarah

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« Lorsque j’avais 21 ans, j’ai perdu ma soeur jumelle dans un accident de voiture. Elle est décédée sur le chemin de l’école. Je suis entrée dans une grande dépression à partir de ce moment-là. À cette époque, mon premier amour résidait sur Paris. Je suis alors allée le rejoindre, car vivre à Strasbourg était trop dur pour moi. J’étais effondrée. J’avais arrêté mes études. Je ne faisais rien de mes journées. Mon compagnon faisait tout pour que j’aille mieux. Il m’emmenait en vacances, il me montrait les plus beaux endroits de Paris. Il s’occupait de moi. Malgré tout, à cause de ma dépression, je ne voyais pas ce qu’il y avait autour, car on ne peux pas aider une personne qui n’a pas l’envie d’aller mieux. Jusqu’à ce que lui, perde son père, que sa mère tombe gravement malade, et que son entreprise ai des difficultés. Un jour il m’a dit qu’il n’y arrivait plus, et qu’il fallait que je m’en aille. Je suis alors retournée à Strasbourg, puis j’ai eu un déclic. Je me suis dis que je ne pouvais pas me laisser aller, que la vie, ce n’était pas ça. Il m’a fallu près de deux ans pour m’en rendre compte. J’ai alors repris mes études. Aujourd’hui, je suis fière de moi. Je suis fière d’avoir traversé cette épreuve. Je suis fière d’être arrivée à une certaine étape de ma carrière professionnelle. Je suis fière d’avoir cette vie sociale. Et je suis heureuse de vivre à Strasbourg, une ville que j’affectionne. Une ville où je me sens en sécurité et où j’adore me promener. Strasbourg est un mini-Paris. Bref, si j’ai un message à faire passer à l’humanité, je leur dirai d’être positif même lorsque rien ne va, et ce, quoi qu’il arrive. » – Sarah Breitling
© Humans of Strasbourg
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